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La Croatie, imprégnée en ce temps de la culture germanique était un bon terreau pour ce rapprochement. Durant son séjour il n'a eu de cesse de » claironner » dans sa Croatie natale, l'importance de la culture française. Ses écrits, ses essais, ses critiques des événements culturels en France à son époque, le furent surnommer « notre premier baudelairien » par la critique croate. Pour son travail nous pouvons le considérer comme le véritable 'porte-parole de la culture française' dans un paysage pratiquement inféodé à la culture de l'empire austro-hongrois. AG Matoš a également travaillé dans le sens inverse, en essayant de faire connaître la culture croate au public français. Il a connu André Rouveyre, qui est devenu son grand ami, Edouard Champion, Maurice Toussaint qui lui présenta l'œuvre de Maurice Barres un des maîtres à penser des « patriotes » français qui dans les temps tendus avant la première guerre mondiale insistaient sur l'importance du patriotisme français, en danger vis à vis de la puissance monarchique des Habsbourg. L'initiative pour installer l'œuvre A.G.Matos de Ivan Kozarić, un des plus reconnus parmi des sculpteurs croates, part de l'Alliance Française à Zagreb (1) et est liée à une anecdote. La photo de cette statue a été adoptée comme sigle de l'Alliance et lors d'une rencontre Ivan Kozarić avait suggéré, en contrepartie, que l'Institut propose l'installation d'une copie en France. En 1999, l'Alliance Française propose donc à la Ville de Paris d'installer la statue dans le square Gabriel-Pierné dans le 6ème arrondissement de Paris .... en savoir + Damir Perinic, président AMCA-Paris, janvier 2014 |
(1)Une autre initiative pour installation d'un hommage à Matos à Paris a été commencée en 1979, par l'association "Amitié France-Croatie", dirigée par Mme Tomulic : sans succès. |